Dattes et grossesses : quels bienfaits pour un accouchement plus facile ?
Les dattes peuvent être intéressantes en fin de grossesse, notamment parce qu’elles apportent de l’énergie, des fibres et qu’elles ont été étudiées pour leur possible rôle dans la préparation à l’accouchement.
Elles ne permettent pas de “déclencher” l’accouchement à coup sûr, ni de remplacer le suivi médical, mais certaines études suggèrent qu’une consommation régulière dans les dernières semaines pourrait favoriser un col plus prêt, un début du travail plus spontané et un recours moins fréquent à certaines interventions.
Voyons les bienfaits des dattes pendant la grossesse, leur intérêt possible pour l’accouchement, les quantités utilisées dans les études et les meilleures façons de les intégrer simplement dans l’alimentation.
Sommaire
ToggleLes bienfaits des dattes pour les femmes enceintes
Les dattes sont souvent consommées en fin de grossesse pour leur richesse nutritionnelle et leur facilité d’utilisation au quotidien.
Elles ne doivent pas être vues comme un remède, mais comme un aliment naturellement énergétique, sucré et riche en fibres, qui peut trouver sa place dans une alimentation équilibrée pendant la grossesse.
Un apport d’énergie naturel
Les dattes sont riches en glucides naturels, elles peuvent donc aider à apporter de l’énergie en fin de grossesse, une période où la fatigue est fréquente.
Ce n’est pas un remède médical, mais plutôt un aliment simple, nourrissant et facile à intégrer dans une collation.
Dans les études sur l’accouchement, les quantités utilisées tournent souvent autour de 6 à 7 dattes par jour, ou 70 à 80 g par jour.
Sources : USDA FoodData Central pour les données nutritionnelles des dattes ; Salajegheh et al., 2024, “Is oral consumption of dates (Phoenix dactylifera L. fruit) in the peripartum period effective and safe integrative care to facilitate childbirth and improve perinatal outcomes: a comprehensive revised systematic review and dose-response meta-analysis”, BMC Pregnancy and Childbirth.
Des fibres utiles pour le transit
Les dattes contiennent des fibres qui peuvent donc aider à soutenir un transit plus régulier.
C’est intéressant pendant la grossesse, car la constipation est fréquente.
Veuillez tout de même rester raisonnable, car les dattes sont aussi riches en sucre.
Une portion autour de 70 à 80 g reste déjà une vraie portion sucrée.
Sources : USDA FoodData Central ; données nutritionnelles sur les dattes Deglet Noor indiquant environ 75 g de glucides et 8 g de fibres pour 100 g ; Salajegheh et al., 2024, revue systématique et méta-analyse sur les dattes en période périnatale.
Les bienfaits des dattes pour préparer l’accouchement
En fin de grossesse, plusieurs études se sont intéressées à la consommation régulière de dattes et à son possible effet sur le déroulement de l’accouchement.
Les résultats suggèrent surtout un intérêt sur la maturation du col, le début spontané du travail et la réduction de certaines interventions médicales, sans pour autant remplacer le suivi d’une sage-femme ou d’un médecin.
Un col plus favorable avant l’accouchement
Les dattes semblent aider le col à être plus favorable en fin de grossesse.
Pour fairesimple, cela veut dire que le col peut être plus prêt pour le travail lorsque des dattes sont consommées en fin de grossesse.
Les études parlent notamment d’un meilleur score de Bishop et d’une meilleure dilatation à l’arrivée à la maternité.
Dans l’étude de Kordi, les femmes ont consommé 70 à 75 g de dattes par jour à partir de la 37e semaine, soit environ 7 à 8 dattes classiques par jour, selon leur taille.
Sources : Kordi, Aghaei Meybodi, Tara, Nemati et Taghi Shakeri, 2014, “The Effect of Late Pregnancy Consumption of Date Fruit on Cervical Ripening in Nulliparous Women”, Journal of Midwifery and Reproductive Health ; Nasiri et al., 2019, “Effects of consuming date fruits (Phoenix dactylifera Linn) on gestation, labor, and delivery: An updated systematic review and meta-analysis of clinical trials”, Complementary Therapies in Medicine.
Moins de recours au déclenchement ou à l’ocytocine
Les dattes peuvent aussi réduire le besoin d’aider médicalement le travail (d’aide à l’accouchement).
Cela concerne surtout le déclenchement ou l’utilisation d’ocytocine pour renforcer les contractions :
- L’idée n’est pas que les dattes remplacent l’hôpital ou les décisions médicales.
- L’idée est plutôt qu’elles pourraient aider le corps à mieux avancer naturellement.
Dans l’étude d’Al-Kuran, les femmes mangeaient 6 dattes par jour pendant les 4 dernières semaines avant l’accouchement.
Dans l’étude de Razali, les femmes consommaient 7 dattes par jour en fin de grossesse.
Sources : Al-Kuran, Al-Mehaisen, Bawadi, Beitawi et Amarin, 2011, “The effect of late pregnancy consumption of date fruit on labour and delivery”, Journal of Obstetrics and Gynaecology ; Razali, Mohd Nahwari, Sulaiman et Hassan, 2017, “Date fruit consumption at term: Effect on length of gestation, labour and delivery”, Journal of Obstetrics and Gynaecology.
Un travail qui peut commencer et progresser plus naturellement
Certaines études montrent un effet positif sur le début spontané du travail, cela ne veut pas dire que les dattes déclenchent l’accouchement à une date précise.
Cela veut plutôt dire qu’elles peuvent être associées à un travail moins médicalisé.
La formule la plus étudiée reste simple : environ 6 à 7 dattes par jour dans les dernières semaines.
Sources : Razali et al., 2017, “Date fruit consumption at term: Effect on length of gestation, labour and delivery” ; Salajegheh et al., 2024, “Is oral consumption of dates (Phoenix dactylifera L. fruit) in the peripartum period effective and safe integrative care to facilitate childbirth and improve perinatal outcomes”.
Comment intégrer les dattes dans l’alimentation ?
Les dattes peuvent être intégrées progressivement en fin de grossesse, surtout à partir des dernières semaines, lorsque les besoins en énergie sont plus importants.
L’idéal est de les prendre à des moments où elles remplacent une vraie collation, plutôt que de les ajouter en plus de beaucoup d’autres aliments sucrés.
Moments pratiques dans la journée :
- Le matin : avec un yaourt nature, des flocons d’avoine ou un verre de lait.
- En collation : 2 à 3 dattes avec quelques amandes ou noix.
- En fin d’après-midi : pour éviter le coup de fatigue avant le dîner.
- Après un repas léger : si l’envie de sucre est forte, plutôt qu’un dessert très transformé.
La quantité la plus utilisée dans les études tourne souvent autour de 6 à 7 dattes par jour, ou environ 70 à 80 g.
Il vaut mieux les répartir dans la journée, par exemple 3 dattes le matin et 3 ou 4 l’après-midi, afin d’éviter une grosse dose de sucre d’un seul coup.
Exemples de produits naturels à additionner à la datte pour la fin de grossesse
Les dattes peuvent être associées à des aliments simples pour en faire une collation plus équilibrée.
L’objectif est surtout d’apporter de l’énergie, des fibres et un effet plus rassasiant, sans transformer cela en “recette miracle” pour accoucher.
Bonnes associations possibles :
- Dattes + amandes ou noix : plus rassasiant grâce aux bons lipides.
- Dattes + yaourt nature : plus doux pour une collation simple.
- Dattes + lait ou boisson végétale : facile à prendre le matin ou le soir.
- Dattes + purée d’amande : pratique si l’on veut une collation plus nourrissante.
- Dattes + eau : la version la plus simple, surtout si elles sont prises seules.
Certaines femmes ajoutent aussi du miel, du gingembre ou de la cannelle, mais il faut rester prudent : ces ingrédients accompagnent l’alimentation, ils ne déclenchent pas l’accouchement à eux seuls.
En cas de diabète gestationnel, de grossesse à risque, de reflux important ou de doute, il vaut mieux demander l’avis d’une sage-femme ou d’un médecin avant d’en consommer régulièrement.
Écrit par Gold and Care
Fondateurs de Gold and Care, nous formons un couple engagé dans le domaine de la santé depuis plus de 10 ans. Portés par notre expérience et par notre rôle de parents, nous avons choisi de revenir à l’essentiel : des solutions naturelles, simples et efficaces, que nous utilisons d’abord pour notre propre famille.