Les feuilles de séné en Islam : hadiths et versets
En Islam, il n’y a pas de versets du Coran qui mentionnent les feuilles de séné mais il existent plusieurs hadith.
Plusieurs hadiths rapportent que le Prophète ﷺ a recommandé le séné comme remède, en le distinguant clairement de certains purgatifs trop agressifs et en soulignant ses bienfaits dans le cadre de la médecine prophétique.
Ces textes montrent une orientation précise vers des soins naturels efficaces, tout en rappelant une limite fondamentale : aucune guérison ne peut repousser la mort, terme fixé par Allah pour toute créature.
Dans la suite de cet article, nous allons présenter les principaux hadiths relatifs au séné, leurs variantes, leur degré d’authenticité, ainsi que les explications des savants sur le sens et la portée de ces paroles prophétiques.
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Sommaire
TogglePourquoi les feuilles de séné sont utilisées pour la rouqya ?
Les feuilles de séné sont reconnues depuis longtemps pour leur effet purgatif et leur action sur le système digestif.
Lorsque la sorcellerie est comprise comme ayant été ingérée, certains utilisent ce remède pour favoriser son évacuation.
Ils récitent alors le Coran sur le séné, en associant une cause matérielle licite à la guérison spirituelle apportée par la rouqya.
Cette pratique est considérée comme permise en Islam tant qu’elle reste dans le cadre des invocations, du Coran et des moyens naturels autorisés, sans croyance indépendante dans la plante.
Hadith sur le séné et le sannût comme remède général
Ibrâhîm ibn Abî ‘Ablah rapporte qu’il a entendu Abû Ubayy ibn Umm Harâm, qui avait prié avec le Messager d’Allah ﷺ en direction des deux qiblas, dire :
Le Messager d’Allah ﷺ a dit :
« Utilisez le séné et le sannût, car ils contiennent une guérison contre toute maladie, sauf le sâm. »
On demanda :
« Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que le sâm ? »
Il répondit :
« La mort. »
‘Amr a rapporté que Ibn Abî ‘Ablah a précisé :
« Le sannût est l’aneth. »
D’autres ont dit :
« Il s’agit plutôt du miel conservé dans une outre ayant contenu du beurre clarifié (samn). »
Source : hadith jugé حسن (bon), rapporté par Ibn Mâjah, Sunan Ibn Mâjah n°3457, Livre de la médecine (Kitâb at-Tibb).
Explication du hadith (traduction du commentaire)
Le Prophète ﷺ avait l’habitude de recommander parmi les remèdes ceux qui étaient les plus bénéfiques. C’est ce qui apparaît dans ce hadith rapporté par Abû Ubayy ibn Umm Ḥarâm, qui avait prié avec le Messager d’Allah ﷺ en direction des deux qiblas. Il dit avoir entendu le Prophète ﷺ dire :
« Utilisez le séné », c’est une plante semblable au henné, dont les graines sont plates, et c’est l’un des meilleurs remèdes pour faciliter le transit intestinal.
« Et le sannût », à propos duquel plusieurs avis existent :
- il a été dit que c’est le miel,
- ou le cumin,
- ou encore le beurre clarifié contenu dans une outre, dont on extrait une substance présentant des traces sombres,
- ou le fenouil,
- ou l’aneth (appelé aussi shabbat),
- certains l’ont nommé zarnîj ou lânisûn, proche de l’anis.
Toutes ces substances ont en commun d’être laxatives et de faciliter le fonctionnement de l’intestin.
Certains médecins ont estimé que l’interprétation la plus juste et la plus proche du sens est qu’il s’agit du miel conservé dans des outres de beurre clarifié.
Le Prophète ﷺ a ensuite dit :
« Ils contiennent une guérison contre toute maladie, sauf le sâm », c’est-à-dire la mort.
Lorsque l’on demanda ce qu’était le sâm, il répondit :
« La mort », car elle est un terme fixé par Allah pour toute Sa création. Lorsque l’échéance arrive, aucun traitement ni remède ne peut l’empêcher. La mort est décrite comme une maladie dans le sens où toutes les douleurs et maladies y conduisent.
Ce hadith montre :
- l’encouragement à se soigner par des moyens licites,
- que pour chaque maladie Allah a créé un remède, sauf la mort, car elle est un terme inévitable et décrété.
Hadith sur la supériorité du séné sur les purgatifs agressifs
Asmâ’ bint ‘Umays rapporte que le Messager d’Allah ﷺ lui demanda :
« Avec quoi utilisez-vous un laxatif ? »
Elle répondit :
« Avec le shubrum. »
Il dit :
« C’est chaud et trop agressif. »
Elle dit alors :
« J’ai ensuite utilisé le séné comme laxatif. »
Le Prophète ﷺ dit alors :
« S’il existait une chose dans laquelle se trouverait une guérison contre la mort, ce serait le séné. »
Source : hadith jugé faible (ḍa‘îf), rapporté par at-Tirmidhî, Jâmi‘ at-Tirmidhî n°2081, Livre de la médecine. At-Tirmidhî a dit : hadith حسن غريب (bon mais isolé).
Variante du hadith :
Asmâ’ bint ‘Umays rapporte :
Le Messager d’Allah ﷺ me dit :
« Avec quoi utilises-tu un laxatif ? »
Je répondis :
« Avec le shubrum. »
Il dit :
« (C’est) chaud et agressif. »
Puis j’ai utilisé le séné comme laxatif.
Alors il dit :
« Si quelque chose pouvait guérir de la mort, ce serait le séné. Le séné est une guérison contre la mort. »
Source : hadith jugé faible (ḍa‘îf), rapporté par Ibn Mâjah, Sunan Ibn Mâjah n°3461, Livre de la médecine.
Hadith de Umm Salama sur l’interdiction du shubrum et la recommandation du séné
Abû ‘Ubayda ibn ‘Abd Allâh ibn Zam‘a rapporte d’après Umm Salama (qu’Allah l’agrée) que le Messager d’Allah ﷺ a dit :
Umm Salama a dit :
Le Messager d’Allah ﷺ entra chez moi et me dit :
« Pourquoi te vois-je affaiblie et fatiguée ? »
Je répondis :
« J’ai bu un remède pour me purger. »
Il dit :
« Quel est ce remède ? »
Je répondis :
« Le shubrum. »
Il dit :
« Qu’as-tu à faire avec le shubrum ? »
Puis il dit :
« En vérité, il est brûlant, comme un feu pour toi. Utilise plutôt le séné et le sannût, car ils contiennent un remède contre toute chose, sauf le sâm. »
Source : hadith rapporté par at-Ṭabarânî, al-Mu‘jam al-Kabîr, vol. 23, p. 399, n°952.
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Écrit par Gold and Care
Fondateurs de Gold and Care, nous formons un couple engagé dans le domaine de la santé depuis plus de 10 ans. Portés par notre expérience et par notre rôle de parents, nous avons choisi de revenir à l’essentiel : des solutions naturelles, simples et efficaces, que nous utilisons d’abord pour notre propre famille.